Ne te fies pas au titre, c’est du trompe- couillon, je viens de vérifier, en fait de vierge, c’est Marie-Madeleine.
J’ai confusionné les deux… Confondre une pucelle et une gourgandine, observatrice, moi, y’a pas à dire …
De toute façon, je l’aime bien, mon titre, donc, je le laisse.
Et je maintiens que je lui trouvais l’air absolument et incontestablement virginal, de prime abord, à M-M (j’aime bien les initiales, c’est de la déformation professionnelle )
Plein les mirettes. Direct dans la rétine, que tu te le prends, le tableau.
Précisons que j’y connais strictement que pouic en art. La burne absolue.
J’ai un classement bien à moi, assez basique mais efficace : j’aime/ j’aime pas.
Et là, j’ai aimé énorme.
Bon, après, comme je ne suis pas que conne, j’essaye quand même de recouper ce qui m’a plu, et de faire des groupes, hein. Y’a embryon de cartésianisme.
Là c’est le groupe : beau/ vieux/ coloré.
Je précise un peu, parce qu’on pourrait à juste titre dire “euh, Grain, c’est quand que tu en arrives à Ze Point Of Ze day ? ” (Donc, Gnès, shut up, ça vient . Et t’as vu, en saxon, rien que pour toi
)
Je parle de ce que j’ai vu ce samedi à la Capitale, musée Jacquemart.
Exposition sur les primitifs italiens, qui contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, ne sont pas des cro-magnons qui jouent de la mandoline en sifflant la ragazza, mais des peintres.
Les premiers qui ont eu l’idée de peintre sur du bois au lieu de barbouiller les murs. En gros, ces mecs-là ont inventé le portable. Et la course à la miniaturisation du même coude (ça te la coupe, ça, hein ? )
Déjà quand t’arrives, ça sent le beau (ouais, la beauté a une odeur, toujours. Pas forcément la même à chaque fois. Là, c’était celle de la pierre éclatante chauffée au soleil, du bois ciré, des feuilles de magnolia vernissées )
Même la vieille dame toute fragile dans la file d’attente était belle, l’oeil bleu et vif, la joue poudrée de guerlain. Ca vous pose une expo quand c’est pas débraillé dans la file.
Minuscule au demeurant, la file, juste le temps d’échanger quelques propos aimables et complices, quelques regards entendus, quelques soupirs de gourmandise anticipée.
Passage par la cour. D’honneur, je suppose. En même temps, on ne rentre pas souvent dans un hôtel particulier par le local à poubelles (faites moi penser à vous reparler des vides-ordures, au fait, un jour )
Je n’ai pas spécialement envie de vous raconter les marbres et les ors de cet hôtel particulier, y’a Wikipédia pour ça. Pour autant, ça en jette.
Et je ne veux pas mettre de photo, on voit mon pied gauche, je tiens à l’anonymat.
Donc, à la place, le vif du sujet :
La Femme-Mangue : orange et verte

Elle est belle, non, la pêcheresse ?
Ca sera tout pour aujourd’hui, je vous remercie de votre attention
Moi ça me fait penser au gilet de sécurité jaune fluo.
Limite la marie madeleine elle etait en double file avec un pneu crevé.
Donc forcement elle met le gilet pour réparer …
Et la, un peintre passait par la, et il a vu la beauté de la situation. Il a sorti un planche et 2 pinceaux en lui demandant si il pouvait lui faire son portrait (à la Marie Madeleine).
On voit bien elle cache le pneu sous son gilet orange de sécurité.
L’instantanéité.
En moins de 2h30 elle était peinte.
(mais pas sèche encore)
Il lui restait juste son pneu a changer.
La le peintre il l’a pas aidé, il lui a dit qu’il y connaissait rien en pneu.
Comme la nuit allait tomber et qu’il partait mine de rien avec sa planche, elle la quand même traité de “primitif”.
Pour la forme.
… quelle chance de savoir apprécier “des” belles choses ! La “tête en friche” de Marie-Sabine Roger vous plairait certainement. :.)